Pathologies non infectieuses

III - Pathologies environnementales, métaboliques et tumorales

Dans ce chapitre, il sera question d'examiner les pathologies non infectieuses dont souffrent les poissons d'ornements. Ainsi nous verrons les pathologies environnementales, métaboliques, alimentaires, tumorales et génétiques.

1- Pathologies environnementales

Dans le milieu naturel, la composition chimique du milieu hydrique se constitue au fur et à mesure du déroulement du cycle de l'eau. Lorsque l'eau de pluie tombe, elle entraîne avec elle des molécules de dioxyde de carbone, de sels, et de composés d'azote et de phosphore en suspension dans l'air. L'eau de pluie traverse ensuite le terrain sur lequel elle est tombée et s'enrichit de substances solubles qu'il contient qui peuvent être organiques (comme les acides humiques) ou inorganiques (comme les carbamates). Quand la pluie tombe sur des roches granitiques, peu solubles, ceci ne provoque pas de modifications substantielles et l'eau conservera sa nature d'origine douce; par contre quand elle traverse des terrains riches en tourbes ou avec des feuilles pourrissantes comme dans les forêts tropicales, la pluie acquiert un degré d'acidité croissant et une coloration ambrée de plus en plus accentuée suivant l'acidité. De plus, quand la pluie traverse des terrains riches en substances calcaires plus facilement solubles avec le CO2 de l'eau, cette dernière présentera une concentration de sels élevée, notamment du calcium, qui entraînera l'augmentation de la dureté et du degré d'alcalinité.

Il en découle dans tout cela que, dans la nature, l'eau donne naissance à des milieux différents et parfois opposés, avec des caractéristiques particulières qu'il est nécessaire de prendre en considération quand on veut installer un aquarium.

1.1) Pollution de l'eauH

1.1.1) Carences en oxygèneH

Il consiste tout simplement à régler le débit du bulleur, à aménager quelques ouvertures sur le couvercle de l'aquarium, à ajouter des plantes, à vérifier si le nombre de poissons est proportionnel au volume de l'aquarium, à nettoyer le fond de l'aquarium des éventuelles matières organiques en décomposition (poissons morts, plantes en décomposition), éliminer le matériel d'ornement recouvert d'algues et à régler la température qui ne doit pas être trop élevée sinon les besoins en oxygène du poisson vont augmenter considérablement et la capacité de l'eau à retenir l'oxygène dissous diminue (Cf. paragraphe 3.2) la température). Dans le cas d'une hypoxie sévère, il convient de faire un changement rapide et partiel de l'eau qui servira à rétablir les conditions de respirations normales.

1.1.2) Intoxication par le gaz carboniqueH

L'empoisonnement par le gaz carbonique mène à une mort certaine dans les quelques heures qui suivent si l'on ne procède pas à un changement d'eau rapidement. Comme dans le cas de l'oxygène, il convient d'éliminer les facteurs qui bouleversent l'équilibre de l'aquarium.

1.1.3) Maladie des bulles gazeusesH

Il faut très rapidement transférer les poissons malades dans une eau présentant une concentration en gaz élevée, c'est à dire à haute pression gazeuse, pour l'abaisser progressivement jusqu'à un niveau normal. On peut également abaisser la température de l'eau tout en augmentant l'aération. A titre préventif, on appliquera les mesures suivantes: éviter les brusques changements de température; dans les aquariums très plantés (qui présentent donc un risque de saturation en oxygène), ne pas éteindre la lumière de manière soudaine, ce qui entraînerait un changement brusque de la teneur en oxygène; alors que les poissons ont besoin d'un temps d'adaptation; ne pas transférer les poissons d'un aquarium très aéré vers un aquarium pauvre en oxygène; maintenir une aération constante, qui permette un brassage de l'eau, afin que l'oxygène produit par les plantes ne sature pas l'eau mais remonte à la surface; éviter de renouveler l'eau avec celle du robinet sans ajouter de produit un conditionneur d'eau pour aquarium.

1.1.4) Intoxication par les dérivés de l'azoteH

Comme les cas précédent, le changement d'eau reste la solution la plus appropriés pour limiter l'intoxication.

1.1.5) Intoxication par les dérivés du soufreH

La thérapie repose sur les changements d'eau pour éliminer la présence de l'acide sulfhydrique.

1.1.6) Intoxication par le chloreH

On procédera à l'élimination de l'eau chlorée en la remplaçant par de l'eau déchlorée.

1.1.7) Intoxication par les insecticidesH

Il est possible d'intervenir avec des bains de solution d'atropine sulfate, ou, en alternative, avec l'inoculation par voie parentérale du même remède pharmacologique pour les gros poissons.

1.1.8) Intoxication par le cuivreH

Une fois l'intoxication par le cuivre établie, qui peut être provoquée par une thérapie en cours, il est conseillé d'effectuer rapidement un changement d'eau d'au moins un tiers du volume de l'aquarium.

Chez les poissons d'aquariums d'autres cas d'intoxications ont été détectés, provoqués par d'autres métaux tels que le fer (contenu dans les fertilisants), le plomb (présent dans les bandes servant à rassembler les tiges des plantes aquatiques, ou à maintenir les rhizomes des anubias fixé au sol sans les enterrer au risque d'abimer les plantes), le mercure (la présence de ce métal est due à la rupture des anciens thermomètre, elle provoque l'étourdissement, la désorientation, l'ascite et ensuite la mort du poisson), le manganèse, le zinc et l'arsenic.

A noter que l'ensemble des crustacés ornementaux (comme les Reds Cherries) sont encore plus sensible à l'intoxication par les métaux, à des teneurs beaucoup plus faibles que pour les poissons.

1.1.9) Intoxication par la nicotineH

La thérapie consiste à changer l'eau, mais il est plus important de ne pas exposer les occupants du bac au tabagisme passif en prévention.

1.1.10) Intoxication par les désinfectantsH

1.2) Variation de température

Des contrôles réguliers du thermomètre de l'aquarium peuvent contribuer à prévenir des changements brusques de température et de décélérer une éventuelle défaillance du chauffage.

Dans le cas d'une température inappropriée, on procédera à un changement progressif de la température de l'eau pour la ramener aux valeurs spécifiques de l'espèce. Si un poisson a subi un choc thermique, il faut tout d'abord le remettre dans son milieu d'origine et après une période de récupération, l'introduire dans un sac contenant de l'eau du milieu d'origine. On plonge ensuite le sac dans l'aquarium pour permettre une égalisation des températures, avant de relâcher le poisson.

1.3) Variation de pH

Afin de prévenir ce problème, il est nécessaire de contrôler régulièrement, et éventuellement corriger, les valeurs physico-chimiques de l'eau. Si l'eau est trop acide, on peut intervenir en ajoutant du bicarbonate de sodium. En revanche, si l'eau est trop alcaline, on peut rajouter de l'acide carbonique ou de la tourbe ou bien quelques gouttes d'un acide dilué comme l'acide orthophosphorique.

1.4) Variation de la dureté

L'eau peut être durcie en introduisant dans le bac des coquillages ou des objets d'ornement calcaires(Bien que le carbonate de calcium soit insoluble, le CO2 présent dans l'eau se combinera au carbonate pour former des bicarbonates solubles) ; au contraire, si l'eau est trop dure il suffira de la changer partiellement en y ajoutant de l'eau déminéralisée ou bien utiliser des résines échangeuses d'ions.

1.5) Le stress

Selon le Dr M. Millefanti, pour les poissons d'eau de mer récemment capturés et souffrant de constipation, la thérapie la plus efficace consiste en un bain osmotique qui doit être conseillé par un expert à cause des risques élevés que cela peut présenter pour le poisson. Le bain, dont la durée varie de dix à quinze minutes, consiste en l'immersion du poisson dans un bac-infirmerie contenant une partie d'eau de mer qui provient de l'aquarium domestique et quatre parties d'eau douce à la même température. Pendant le bain, le poisson présentera des difficultés respiratoires, des pertes de l'équilibre, des variations de coloration de la livrée et, si le diagnostique se révèle exact, il éliminera un ou plusieurs amas excrémentiels, généralement de couleur vert foncé ou blanchâtre et contenant du mucus. A ce moment-là, le poisson sera réhabitué à son milieu en ajoutant peu à peu de l'eau de mer dans le bac-infirmerie. Le bain osmotique peut être utilisé pour éloigner les ectoparasites, comme les crustacés ou les vers de la peau et des branchies des poissons d'eau de mer sans avoir recours à des produits toxique comme le sulfate de cuivre. Si l'animal à traiter est un poisson d'eau douce, le bac infirmerie devra contenir deux litre d'eau douce et huit litres d'eau de mer.

Pour prévenir les états de stress des poissons d'ornements, il faut tout d'abord s'assurer que tout les paramètres physico-chimiques du bac répondent aux exigences des espèces que l'on veut adopter et ne pas associer des espèces agressives avec des espèces plus calmes. De plus il faudra vérifier de ne pas mettre dans le même bac des prédateurs avec leur proies. En effet, il arrive que des aquariophiles débutant mettent ensemble des Scalaires adultes avec un banc de Tétras-néons et à leur grande surprise, se retrouve avec un aquarium nettoyé de toute trace de Characidés en à peine quelques jours (les néons sont des proies habituels des Scalaires dans les bassins amazoniens). Il est tout de même possible d'associer les deux espèces à la seul condition que les Scalaires soit habitués dès leur plus jeune âge à la présence des Characidés et qu'il soit nourrit à leur faim. Il faut également respecter les caractères sociaux de chaque espèce: les Labéo Bicoloris sont des poissons solitaire qu'il ne faut jamais associer à un congénère au risque de voir le dominant s'acharner sur le dominé jusqu'à le tuer; en revanche les Characidés doivent être impérativement être maintenu en banc de 10 individus minimum pour se sentir rassuré sinon ils risquent de mourir subitement d'un arrêt cardiaque à cause du stress. De même, certaines espèces doivent être maintenues en bac spécifiques à cause de leurs caractères comportementaux et leurs exigences physico-chimiques très spécifiques comme les Cryptoheros nigrofasciatus, d'autres peuvent vivre en bac communautaire comme les Characidés que l'on peut associer à des Callichthyidés et des Loricaridés. Enfin centaines mesures de précaution doivent être prises en compte lors de l'acclimatation de nouveaux arrivants dans le bac (qu'on mettra de préférence dans un bac de quarantaine): il faut d'abord laisser flotter le sachet contenants les nouveaux arrivants à la surface de l'aquarium qui va les accueillir pendant une vingtaine de minutes le temps d'homogénéiser la température. On versera petit à petit de l'eau de l'aquarium dans le sachet des nouveaux poissons pour qu'ils s'habituent au fur et à mesure aux nouveaux paramètres physico-chimiques de leur bac d'accueil. On transportera ensuite les poissons dans l'aquarium à l'aide d'une épuisette en veillant à ne pas déverser l'eau du sachet dans le nouveau bac pour limiter les risques de contamination par d'éventuels agents pathogènes provenant de chez le vendeur. L'étape de l'acclimatation est plus délicate pour les crustacés qui sont plus sensible aux variations brusques des paramètres physico-chimiques entre deux milieux différents; il faudra procéder à un système de goutte à goutte à l'aide d'une seringue, méthode qui peut durer plusieurs heures.

Un dernier conseil serait de privilégier l'achat de poissons issus de reproductions obtenues chez des particuliers, que l'on peut se procurer dans les bourses de poissons organisé par les association locales (Bourses de l'Association Marseille Cichlidés ou A.M.C. qui se tient au mois de Mars et Septembre de chaque année) ou dans les petites annonces sur le net; l'avantage étant d'avoir des poissons plus robustes qui ont survécu à la sélection naturelle et qui sont déjà habitués à la vie en captivité, contrairement aux poissons d'élevages industrielles, qui sont élevés dans des conditions peu idéales et qui baigne continuellement dans des bains d'antibiotiques, ce qui les rends moins résistant aux infections.

2- Pathologies métaboliques et alimentaires

Les pathologies directement liées à l'alimentation peuvent être facilement prévenues si l'aquariophile connaît bien les exigences alimentaires de ces poissons et utilise des aliments équilibrés, propres et sains. Ainsi se pose le problème de la quantité et de la qualité de nourriture à administrer.

En ce qui concerne la quantité, il convient d'insister sur le fais que la plupart des poissons sont incapable de contrôler le mécanisme de la satiété et dévorent tout ce qu'on leur offre avec avidité, d'où le risque évidents de suralimentations. Ce comportement est lié au fait que, dans la nature, l'animal ne dispose pas toujours de réserves abondantes de nourritures. Pendant les perturbations atmosphériques, avec les rivières en crue ou pendant un raz de marée, les poissons ne s'alimentent pas; on à d'ailleurs observé que presque toutes les espèces élevés en aquarium peuvent rester sans manger pendant deux, voir trois semaines, sans être affectés. Mais après la tempête, quand les eaux redeviennent calmes, ils recommenceront à manger avidement tout ce qui leur trouve à leur passage. Dans l'aquarium, les poissons gardent ce type d'attitude, même s'ils sont nourris régulièrement. Ils se précipitent sur la nourriture et si celle-ci est administrée dans des quantités idéales, elle sera complètement ingérée en l'espace de trois à cinq minutes. Les décès dus à la suralimentation sont assez fréquents, surtout chez les amateurs néophytes. La quantité de nourriture à administrer est fonction du nombre de poissons, de leur taille, ainsi que de la structure de l'aquarium. Outre le fait que les aliments doivent disparaître cinq minutes après leur administration, il faut s'assurer qu'il ne doit pas rester de débris sur le fond et que s'il s'agit de proies vivantes, on ne doit pas voir se former des colonies ni les voir pulluler entre les grains de sable. A cet égard, ma couleur et l'odeur de l'eau sont des facteurs essentiels à prendre en considération. Une eau saine ne doit pas être blanchâtre (bactéries), ni jaunâtre (excès de sels minéraux et surtout de nitrates et d'urée). Quand à l'odeur, elle doit rappeler celle de l'eau fraîche des bassins installés en extérieur. La meilleur solution consiste à distribuer la ration journalière en une à deux fois par jour (voir un peu plus pour les alevins en pleine croissance). Rappelons également que toute augmentation de température doit se traduire par un apport accru de nourriture. En général, l'appétit n'augmente plus à partir de 28 °C.

En ce qui concerne la qualité de la nourriture, soulignons que les aliments frais sont nettement préférables aux aliments secs industriels. Toutefois, ces derniers présentent l'avantage d'être plus commodes d'emploi et fournissent tout de même un apport nutritif tout à fait satisfaisant. On peut donc les utiliser comme nourriture de base, en les complétant quotidiennement avec des aliments frais, d'origine animale (proies vivantes) ou végétale. Les aliments secs étant pauvres en vitamines et parfois même en protéines, il ne faut pas les employer de façon exclusive, car ils risquent d'entraîner un affaiblissement des poissons et une prédisposition aux maladies, à la stérilité et à l'anémie. Les aliments secs constitués de petits crustacés et de vers lyophilisés sont tout de même plus riche en vitamines que la nourriture en flocon.

Parmi les aliments frais, le jaune d'œuf dur finement hachés convient tout particulièrement aux alevins. La viande de bœuf, le sang coagulé, le poisson, les moules et les crevettes sont également indiqués. Tous ces aliments peuvent être administrés coupés en petits morceaux ou bien sous la forme de portion unique que l'on retire de l'aquarium au bout de cinq à dix minutes.

Certains poissons sont herbivores, d'autres ont besoin d'un complément végétal que les algues de l'aquarium ne suffisent pas à leur fournir. Dans ce cas, on ajoutera à leur ration quelques feuilles de laitues ou d'épinards bouillis, ou bien un mélange des deux. La cuisson détruit une grande partie des vitamines, mais elle est nécessaire pour éviter les risques d'infections.

Parmi les nourritures vivantes, signalons les infusoires, micro-organismes constituant une excellente nourriture pour les alevins. On les obtient en faisant infuser des feuilles et des épluchures de bananes sèches ou des grains de riz paddy (grains de riz non décortiqués). Ce bouillon de culture doit être maintenu à une température supérieure à 20 °C. On peut également nourrir les poissons avec des larves d'Artemia Salina (crevettes d'eau saumâtre), que l'on trouve dans le commerce sous forme d'œufs très faciles à faire éclore. Les daphnies ou ùpuces d'eau» et les copépodes des Cyclops sont très appréciés aussi par les poissons. On peut les capturer dans les mares à l'aide d'un petit filet à plancton. Il est possible de les élever dans un petit aquarium au grand air, en y ajoutant de temps en temps un peu de fromage ou de viande. Signalons encore la mouche de vinaigre, Drosophila melanogaster, de préférence dans sa variété sa variété mutante incapable de voler, plus facilement à manipuler. On peut capturer les insectes de la variété normale en plaçant des bouteilles contenant des fruits fermentés dans une zone de vignobles. Ces mouches doivent être élevées à une température supérieure à 20 °C, avec un mélange de banane écrasée et de produit anti-moisissure et un peu de levure boulangère. Parmi les vers, on fait appel au tubifex, annélides appartenant à la classe des oligochètes d'eau douce. Ce sont des vers rougeâtre qui vivent dans la boue. Ils sont pauvres en protéines et trop riches en graisses et peuvent être porteurs de bactéries pathogènes, mais ils l'avantage de compter parmi les rares aliments vivants en vantes dans le commerce. On peut recourir aussi aux microvers blancs qui sont de petits nématodes maintenus dans un mélange nutritifs composé de flocon d'avoine (quatre volumes), de lait écrémé en poudre (deux volumes) et de levure de bière (un volume) le tout humidifié dans un peu d'eau pour former une pâte plus ou moins liquide et les anguillules du vinaigre ou Turbatrix aceti (autres nématodes) dont la culture ne demande que du vinaigre de cidre que l'on alimente de temps en temps par l'ajout de morceaux ou d'épluchures de pommes. Les vers de terre et les vers Grindal sont également des aliments très utilisés. On peut enfin conseiller les larves de moustiques Chironomus et Culex, que l'on capture dans les petits étangs naturels ou artificiels à l'aide d'un filet à plancton. Les alevins peuvent servir de nourriture pour les poissons exigeants qui ont du mal à s'adapter à la vie en captivité.

Notons que la nourriture vivante présente l'inconvénient de polluer le bac plus vite si elle n'est pas consommée rapidement par les poissons en cas de surdosage ce qui peut entraîner une augmentation des teneurs en ammoniaque et en nitrites très toxiques pour les occupants de l'aquarium.

2.1) HCarences alimentaires

Après s'être assuré que ces symptômes ne sont pas dus à un agent pathogène, on veillera à ce que les poissons s'alimentent et que la nourriture ingérée soit complète. Les nourritures vivantes sont toujours les plus indiquées. Il est également conseillé de vérifier l'acidité et la dureté de l'eau, et de contrôler que certains poissons n'empêchent pas les autres de manger normalement. Souvent, on obtient de bon résultat en transférant les spécimens atteints dans un aquarium contenant de l'eau ùvieillie», c'est-à-dire de l'eau déjà équilibré et restée pendant un certain temps au grand air (dans ce cas, on s'assurera que sa température n'est pas trop basse).

2.2) Dégénérescence graisseuse du foie

Les mesures préventives classiques sont le moyen le plus efficace d'éviter la maladie. Lorsque celle-ci n'a pas atteint un stade trop avancé, il convient de soumettre les poissons pendant plusieurs semaines à un régime alimentaire comportant très peu de corps gras, voire pas du tout. Les aliments les plus indiqués sont les proies vivantes, exceptions faite, toutefois, des tubifex.

2.3) Entérite

Il faut laisser les poissons à jeun pendant un ou deux jours, puis leur donner des proies vivantes, en particulier des tubifex. Si l'on n'observe pas d'améliorations dans les jours qui suivent, on peut leur administrer un purgatif (par exemple de l'huile de ricin), dont on introduira délicatement une goutte dans leur bouche à l'aide d'un petit compte-gouttes. Pour effectuer cette opération, on placera le poisson dans un linge propre et humide.

2.4) Occlusion intestinale

Si l'on se trouve en présence d'une occlusion, il suffira pour la résoudre d'augmenter le métabolisme du poisson, en élevant graduellement la température de l'eau, sans avoir recours au bain osmotique décrit précédemment dans le paragraphe III 1.5) sur le stress du poisson; il convient d'avoir recours à ce dernier seulement en cas de nécessité impérieuse. L'administration de substances huileuses avec une canule par voie orale ou anale peut être envisagée mais elle est à évité chez les poissons à cause du stress qu'une telle thérapie peut provoquer (alors qu'elle est facilement praticable chez les jeunes tortues aquatiques). Il convient de rappeler qu'une distribution excessive de nauplius d'Artemia salina riche en résidus de coquille d'œuf, peut provoquer des entérites (cf. paragraphe III 2.3)) et des occlusions intestinales aux alevins des poissons d'ornement. Pour faire en sorte que les artémies ne présentent pas de coquilles chitineuses, mais seulement des résidus du sac vitellin, il suffit de mettre quelques grammes (suivant le nombre d'alevins à nourrir) d'artémies dans un récipient avec 100 ml d'eau douce à 25 °C environ, avec une pierre poreuse liée à un aérateur pendant une heure. Ensuite on ajoutera 2 ou 3 ml d'hypochlorite de sodium, et après quelques minutes, quand les œufs deviennent rosés, ils seront rincés à l'aide d'un filet et conservés dans un récipient avec de l'eau salée à 25 °C constants; l'eau étant en mouvement continu (pierre poreuse et aérateur). Les œufs seront éclos dans les 12 à 36 heures qui suivent.

3- Pathologies tumorales et génétiques

3.1) NéoplasiesHH

Il n'existe pas de traitement pour ce type de maladie. Les résultats obtenus dans ce domaine ne sont guère nombreux non plus en ce qui concerne la pathologie humaine. Cela tient essentiellement au fait que l'on ne connaît pas encore l'agent qui en est responsable. Dans le cas de tumeurs bénignes, on peut procéder, si on estime que cela vaut la peine, à une ablation chirurgicale.

3.2) Déformations congénitalesH

Il n'existe aucun traitement pour guérir ce type de maladie dans la mesure où l'origine de ces anomalies est inscrite dans la structure génétique même de chaque cellule. Lorsque ces anomalies sont très localisées, comme dans le cas de certaines déformations des nageoires, on peut pratiquer une intervention chirurgicale.


Please note: The above dissertation snippet was written by a student and then submitted to us to display and help others. Thanks to all the students who have submitted their work to us. To see more dissertations, click here.

Request the removal of this dissertation.

Get a price

We're sorry we cannot show you a price because our calculator needs Javascript to work and it has been disabled in your browser. Once you have enabled Javascript the calculator will be able to calculate a price for you.

Are you struggling? We can help you: